La religion pour objet. Journée autour de Danièle Hervieu-Léger

Journée organisée par le centre d’études en sciences sociales du religieux (CéSor)

Mardi 13 juin 2017 9h00 : 19h00

EHESS – 96 Bd Raspail 75006 PARIS – salle Lombard – Entrée libre

La journée d’étude que le Césor organise autour de Danièle Hervieu-Léger est structurée à partir de mots clés centraux dans son oeuvre. Il s’agit pour les participant(e)s, dont beaucoup ont fait leur thèse sous sa direction, d’évoquer comment ils et elles se sont saisis de ces objets et concepts et comment ces derniers ont nourri et nourrissent encore leur propre itinéraire de recherche. Les exposés assez courts laisseront du temps, dans chaque session, pour des échanges avec Danièle Hervieu-Léger. En fin de journée, celle ci reviendra sur son parcours en sociologie des religions.

9 h – 9 h 15

Ouverture de la journée par Pierre-Cyrile Hautcoeur (Président de l’EHESS) et Dominique Iogna-Prat (EHESS-CéSoR)

9 h 15 – 10 h 45

Première session : Mémoire, tradition, bricolage

Présidence : Sophie Nizard (CéSoR)

Véronica Gimenez-Béliveau (Université de Buenos Aires) : « Mémoire, autorité, bricolage »

Sébastien Tank (CéSoR) : « De la tradition aux rapports à la tradition. Réfléchir le pluralisme religieux dans le judaïsme contemporain »

Anne Sophie-Lamine (Université de Strasbourg, Laboratoire Dynamiques Européennes et CéSoR) : « Le religieux et le croire »

Baptiste Coulmont (Université Paris 8 – INED) : « Le bricolage rituel »

10 h 45 – 11 h

Pause

11 h – 12 h 15

Deuxième session : Communautés/ communalisation religieuses

Présidence : Erwan Dianteill (Université Paris Descartes – CANTHEL)

Marie Balas (Université de Strasbourg – Laboratoire Dynamiques Européennes) : « De la protestation à la mission : le passage de l’utopie à l’eschatologie dans une communauté romaine »

Sophie Hélène-Trigeaud (ICP) : « La fabrication communautaire de l’individu aujourd’hui »

Sylvaine Derycke ( LABERS) : « Ascèse sportive et mode de vie communautaire : les apports de la sociologie des religions »

12 h 15 – 13 h 30

Déjeuner

13h30 – 14 h 45

Troisième session : Utopie

Présidence : Frédéric Gugelot (Université de Reims – CERHIC et CéSoR)

Isabelle Jonveaux (Université de Graz) : « Repenser l’utopie monastique »

Florence Galmiche  (Université Paris 7 – CESSMA): « Réformes monastiques et redéfinitions d’une double éthique. Le cas du bouddhisme coréen »

Isabelle Saint-Martin (EPHE-HISTARA) : « Le renouveau de l’art chrétien »

14 h 45 – 16 h

Quatrième session : Institution

Présidence : Denis Pelletier (EPHE-GSRL)

Corinne Valasik (ICP/GSRL) : « Du champ social au champ hospitalier : une identité catholique en quête de légitimité »

Yannick Fer (GSRL) : « Une sociologie de l’institution en pentecôtisme. De la délégitimation de l’institution au « travail institutionnel invisible » »

Hélène Buisson-Fenet (Triangle/ ENS de Lyon) : « De l’Eglise à l’école. L’institution et ses usages comme question de recherche »

16 h 00 – 16 h 15

Pause

16h15 – 17 h 45

Cinquième session : Femmes, féminisme, genre, sexualité

Présidence : Grace Davie (Université d’Exeter)

Béatrice de Gasquet (Université Paris 7 – URMIS) : « Visibilité/invisibilité de la domination masculine dans le religieux »

Gwendoline Malogne-Fer (GSRL) : « Les femmes, la tradition et l’institution : études de cas dans les églises protestantes de Polynésie »

Céline Béraud (EHESS-CéSoR) : « Division sexuelle du travail religieux et construction du genre dans le catholicisme »

Martine Gross (CéSoR) : « Couples de même sexe, homoparentalité et religion »

17 h 45

Danièle Hervieu-Léger (EHESS-CéSoR) : « Pourquoi la religion ? »

Conclusion : Pierre Lassave (CéSoR)

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Sociologie du bouddhisme chan (Ji Zhe)

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Religion, modernité et temporalité. Une sociologie du bouddhisme chan contemporain

Paris, CNRS alpha, 2016, 348 p.

Présentation. Depuis son origine, la sociologie s’est emparée de la question de la place des religions dans le monde contemporain et explore avec passion les changements du religieux. Le bouddhisme, qui se développe dans des sociétés éloignées et diverses, constitue à cet égard un terrain fertile pour le chercheur par les possibilités de comparaisons qu’il offre.

À partir de données récoltées auprès de trois organisations chan (zen), toutes fondées dans les années 1980 mais situées respectivement en Chine populaire, à Taiwan et en France, ce livre reprend la question de la modernité religieuse sous l’angle spécifique de ses rapports à la temporalité. Dans un va-et-vient subtil entre le Temple Chan Bailin reconstruit sous le régime post-maoïste, la Société Chan Moderne fondée à Taipei dans un environnement urbain, et le Village des Pruniers, centre bouddhique international installé en Dordogne, l’ouvrage montre comment ces acteurs bouddhistes négocient des ajustements entre une temporalité moderne, à la fois réflexive, tournée vers le futur et encline au changement accéléré, et une temporalité religieuse renvoyant essentiellement à un impératif de continuité. Les réformes à l’œuvre sont ainsi analysées selon quatre dimensions : réinterprétation des lignées spirituelles, reformulation des doctrines, réorganisation des pratiques collectives et reconfiguration des rapports d’autorité.

En conjuguant rigueur de l’observation et souci théorique, cette enquête « asiatique » renouvelle avec acuité une question cardinale de la sociologie des religions.

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Faire autorité. Appel à communications, congrès AFS 2017

logo_afs2016En vue du septième congrès de l’association française de sociologie (Amiens, du 3 au 6 juillet 2016), le réseau thématique « Sociologie & religions » lance un appel à communication :

Faire autorité : sociologie du pouvoir en contexte religieux

En lien avec le thème général du congrès 2017 de l’AFS, nous nous intéresserons à la manière dont l’autorité se construit et s’exerce dans les univers religieux. A partir d’enquêtes empiriques, il s’agira de voir dans quelle mesure l’observation objective des faits religieux peut conduire à réinterroger, d’une part, les légitimations mises en avant par les acteurs religieux eux-mêmes et, d’autre part, les représentations sociologiques les plus courantes de la légitimité, de l’autorité et du pouvoir en contexte religieux. A ce stade, les différences qui séparent les religions – et les confessions – pourront être évidemment analysées, d’un point de vue monographique ou comparatif.

Si les acteurs religieux tendent naturellement à établir leur propre autorité en référence à des sources de légitimité spécifiquement religieuses, l’un des apports de l’approche sociologique consiste à replacer ce discours dans un cadre social plus large. Cette perspective élargie doit permettre de préciser notamment les relations entre capital religieux et capital social, et les interactions entre autorité religieuse, sociale, ou politique : ce qui fait l’autorité religieuse n’est pas toujours exclusivement « religieux ». De ce point de vue, la prise en compte des variations que l’on peut constater dans le temps comme dans l’espace peut fournir des exemples suggestifs.

Le second champ d’investigation concernera l’évolution contemporaine des figures de l’autorité religieuse, en lien avec les reconfigurations plus générales des formes du pouvoir. Au-delà des typologies classiques, qui opposent par exemple charisme et institution, une analyse comparée de différents terrains religieux devrait contribuer à éclairer à la fois des permanences et des transformations, liées notamment aux dynamiques transnationales ou à l’émergence de nouvelles figures d’entrepreneurs religieux.

Cette analyse peut prendre également pour objet les modes d’exercice de l’autorité religieuse, la manière dont le religieux fait autorité, à travers notamment les formes de la contrainte ou de l’auto-contrainte, les dispositifs d’incorporation des normes et d’encadrement des pratiques, l’importance que prennent sur plusieurs terrains religieux les notions de formation, de « développement personnel », ou encore les nouveaux modes d’« accompagnement » mis en œuvre par les organisations religieuses.

Les propositions de communication doivent être envoyées le 3 février 2017 au plus tard aux trois responsables du réseau et doivent contenir :
– Le nom, prénom, institution de rattachement, adresse courriel, de chaque auteur
– Le titre de la proposition de communication
– Un résumé de 1 500 signes environ, espace compris, à envoyer sous format Word ou pdf aux responsables du réseau thématique.

Sélection et réponses aux auteurs : 28 février 2017

Diffusion du programme définitif : 15 mars 2017

Envoi des communications (30 000 signes) aux organisateurs : 01 juin 2017

Adresses e-mail : claude.dargent(at)sciences-po.fr ; yannick.fer(at)gsrl.cnrs.fr ; r.liogier(at)gmail.com

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